Pagaia Symposium Catalan 2011

Nous devions partir à trois (Raphaele, Capway et moi-même), mais au final, Raphaele ne sera pas des nôtres.

 

Le symposium, c'est la première fois pour moi. Il parait que l'accueil est chaleureux, l'ambiance excellente et qu'en plus, on mange et boit bien ... ? Méfiant par nature, j'attends pour voir.

 

Nous arrivons le samedi vers 12h00 à Llança et l'on peut déjà dénombrer sans doute, une centaine de kayakistes de mer.

Nous montons notre tente, enfin, plutôt le château de Capway. Une tente qui ridiculisait la tente d'accueil du symposium. 10m x 5m sur une hauteur de 4m, ça en impose (ok, j'en rajoute, mais si peu ...).

On se fait ensuite une balade à deux le samedi après midi, les différents ateliers ayant déjà commencé.

Le dimanche, Capway sera livré à lui-même, car je suis l'un des intervenants sur l'atelier « kayak et handicaps ».

Après une présentation de divers handicaps, les motivations liées à ce handicap qui peuvent pousser à faire du kayak de mer, on ira faire un petit tour sur l'eau l'après midi. Pour certains, c'est une prise de contact, les calages sont artisanaux et le coup de pagaie pas très (r)assuré.

Le lundi, c'est un atelier pour comprendre et apprendre le maniement de la pagaie traditionnelle (pagaie trad. pour les initiés !).

Dominique (la femme de José) nous trouve un professeur rien que pour nous, l'un des pionniers de la pagaie trad. (vous êtes initié maintenant) dans leur club.

Prendre les sensations, changer constamment les mains de place sur la pagaie (le secret pour une utilisation optimale), sentir les appuis que le bois procure, tout cela ne s'acquiert pas en quelques heures, tout au moins, pas pour ma part.

Deux choses me resteront au final :

- Cela n'a pas été une révolution (attention, que les aficionados de la pagaie trad. ne me tombent pas dessus, c'est un point de vue strictement personnel !!!), c'est une autre façon de pagayer, et qui est très agréable une fois que l'on a les sensations.

- Que les appuis avec ce type de pagaie ont aussi leurs limites.

J'en ai logiquement déduit une loi universelle : Tout kayak de mer qui dépasse un certain angle de gîte, appui avec une pagaie classique ou traditionnelle finira, avec son kayakiste, à l'envers.

C'est du vécu.

D'ailleurs, en fin d'après midi, une démonstration d'esquimautage avait lieu au bord de la plage : c'est toujours impressionnant et on ne peut que rester admiratif.

Si les trois premiers jours offraient plusieurs types d'ateliers, le reste de la semaine sera plutôt consacré à différentes balades.

Une organisation à faire pâlir les J.O. de Pékin.

Globalement, chaque balade peut se faire de deux façons, soit un aller en kayak et un retour avec une des navettes, soit un aller / retour en kayak.

Au final, la grande majorité préfère profiter tranquillement de la côte magnifique, et ne fait que l'aller.

C'est donc plus d'une cinquantaine de kayaks, kayakistes, pagaies, affaires mouillées à ramener à Llança.

Oh ! Combien de kayakistes, sont partis joyeux et sont rentrés à pieds ou sans leur bateau.

Combien de sangles et de chaussures perdues !

Déjà au moins quatre sangles pour Capway et une paire de chaussures pour moi.

Ce mardi, nous avons fait 16 miles (au GPS de l'un d'entre nous) le long d'une côte superbe au départ de Llança direction les côtes Françaises, avec un 2 / petit 3B.

Tout le monde discute avec tout la monde. On voit même Max (photos à l'appui) donner quelques conseils de navigation, dans ces eaux chaudes et calmes où il n'a pas l'habitude de pagayer, à Nigel Foster.

Pour nous, la semaine s'arrête là mais pour les autres, c'est encore 4 jours de balades à différents endroits de la côte.

Mais chez Pagaia, il n'y a pas que le kayak dans la vie. Tous les soirs c'est la fête avec repas, boissons locales (Kremat : rhum chaud aux effets dévastateur au bout du .... premier!).

Ajoutez à cela des diaporamas, conférences, réunion d'infos pour le lendemain, une superbe expo de kayaks miniatures (on a une ou deux photos) et vous obtenez un programme chargé qui ne laisse aucun répit.

Cela a aussi été l'occasion de rencontrer d'autres kayakistes, qu'ils soient Bretons, Méditerranéens, ou de l'Ain ... et de revoir tous nos copains Catalans qui ont décidément un sens de l'accueil très affûté.

Que vous dire de plus, sinon d'y aller (pas avant deux ans maintenant).

En tout cas, une chose est sûre, c'est que si je peux, J'Y SERAI !!

Texte : Max (relecture Claire)

Crédit photos : Capway

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