Mediterranee

Si Nérée m'était conté : Chapître 1er

  • Pour cette première randonnée de deux jours vers les îles de Port-cros et du Levant, à Stan, Jean et Pierre - les trois capés de la première équipée péri-bormienne de rechange - d’Artannes Dan l’angevin était venu se joindre avant le rendez vous avec le contingent marseillais, Isabelle D, Éric D et Olivier près du fort de Brégançon. 

 

Après avoir contourné la résidence présidentielle, nos sept kayaks mettent le cap au 133 et de petits groupes changeants se font et se défont au gré des conversations jusqu’à mi traversée. Puis, alors que la mer s’agite sous la brise qui fraîchit graduellement, Jean prend la tête des “magnificients 7” sous voile sans forcer jusqu’au lieu de notre pique-nique sur la parc national varois. Là, la collation une fois avalée, quelques uns d’entre nous se lancent dans le parcours sous-marin pour y admirer au milieu des champs de posidonies des nacres, gros mulets, saoupes, sars-tambours à nez en trompette et autres sars à bandes…… toute ces créatures bizarres sorties d’un conte de Szplaka et autres histoires de plongeurs. La flânerie aquatique se heurte souvent à des rideaux épais et translucides de méduses rosées et Pierre se brûle le front et la jambe à leurs dentelles tandis qu’une pieuvre trouve le mollet d’Isabelle qui ne s’en émeut point.

 

 

Après avoir lézardé au soleil du petit port coincé entre de vieux forts, devant quelques mousses et cafés, la petite flottille se met en branle pour rejoindre son lieu de bivouac en longeant la côte nord de l’île. Dans le vent frais, Jean s’illustre encore dans un numéro d’acrobate avec voile et pagaies tandis que Stan s’avère le plus redoutable pour faire, entre les crêtes blanches, bouillonner des nappes argentées d’aiguillettes affolées.

La Passe des Grottes est ensuite plus propice à une navigation calme devant Port Man afin de rallier le lieu de notre future halte nocturne. Mais notre approche discrète nous montre que la plagette, que nous espérions déserte, est encore occupée par une créature dont le teint mat, les cheveux longs bruns et la nudité virginale dans le lointain nous laissent à penser qu’il s’agit d’une autochtone. Nous continuons donc notre route vers Maupertuis pour tromper notre attente ;  mais le temps passant notre naïade ne rejoint pas ses pénates alors que la chute du soleil s’accélère à l’horizon. C’est alors qu’à l’angoisse fébrile de cette attente dont nous n’entrevoyons pas la fin fait place un nouveau sentiment : et si la belle insulaire ayant au large aperçu notre fière allure nous attendait ? Conscients de leurs charmes méditerranéen pour l’un et slave pour l’autre Olivier et Stan sont les premiers à débarquer vers l’inconnue, qui enfile prestement un pagne ET s’avére être un de ces  hommes chevelus et barbus dont le nombre d’années semble fixer à 33 pour l’éternité.

 

Tandis que les duvets, denrées solides et liquides et autre matériel sont déchargés les soifs commencent à s’étancher. Éric qui avait su éviter les méduses n’échappe pas aux moustiques et attire à lui des nuées d’insectes volants pour la plus grande quiétude de ses compagnons amusés. Notre “trois gallons de réserve” déjà grisé se souvient alors dans son lointain passage dans la “Royale” et va offrir à notre voisin indigène esseulé, à défaut de verroterie, quelques larmes pétillantes du trésor de Don Perignon, ce qui a le don de tisser des liens qui nous permettent d’apprecier ce qui nous semble être un concerto pour tam-tam et guimbarde et qui s’avèrera en fait être un air de flûte à nez et non à bec - ce dont nous aurions pu nous douter tant les observations passées de vieux baroudeurs avaient mentionné l’attrait particulier pour les pipeaux sur ces rivages.

Au milieu des agaves et des yuccas en fleur sous la coupole étoilée les tentes se montent semblables les unes aux autres en dehors de celle d’Olivier modèle assez réduit et aplati de type CAMIF qui jure à côté du style massif du triplex-terrasse de Dan qui étale moultes victuailles et bouteilles de lait, mais aussi de fameux Crémant de Loire. La soirée arrosée et animée à la lueur des loupiotes frontales débouche sur un repos bien mérité. Dans cet écrin paradisiaque, au petit matin les réveils se succèdent jusqu’à celui d’Isabelle, au rythme des boissons chaudes du Brésil, de Ceylan et d’Argentine. Après le ramassage des détritus, boites vides, cadavres de Bordeaux Cahors et autres ex-crémants, la côte Est de port Cros se dévoile , abrupte et désolée jusqu’à la Gabinière. Le plongeon prés de l’Ilôt permet à Stan de voir un gros mérou et à Éric et Pierre de contempler toutes sortes de poissons tandis que les autres randonneurs observent les oiseaux et la vendange marine de grappes de plongeurs de plus en plus denses. 

 

  Nous croisons quelques gendarmes maritimes aimables sur la côte méridionale, entre les caps, d'où jaillissent les traits argentés des poissons apeurés, et les criques où nos pales s'engluent dans la gelée violacée de myriades de méduses. Avant de longer Bagaud, le temps doux et les brumes qui enveloppent Porquerolles au loin, laissent présager  que notre traversée se fera avec les prévisions les plus optimistes du bulletin météorologique. Le retour vers le continent se fait à 4 nœuds sous l’impulsion de Pierre qui rêve d’une bière au bout de sa route orthodromique et d’Olivier qui batifole en direction du cap Blanc et qui pourtant aborde le premier la rive. Jean et Stan peuvent alors enfin déjeuner sur la plage de "Délivrance" entre un Labrador et un Terre-Neuve qui incitent les esprits de nos baroudeurs à rêver d’aventures plus septentrionales.

 

Le dernier bout de chemin se fait entre les esquimautages inlassables et variés d’Eric et les numéros de rase-caillou de toute la bande. Après 25 à 30 milles nautiques nous nous quittons, sur un plage bien peuplée, encore dans ce rêve éveillé que nous venons de vivre et déjà dans l’espoir de goûter bientôt au prochain  

Cavalaire La Londe les Maures

Une rando facile et qui pourra être partagée par des non kayakiste.

Cette rando nous l'avons faite un week-end de à la mi-octobre par vent d'EST (4 à 5 beaufort) température de l'eau 21°.

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Eole ami de Nérée

Et voila notre sortie Nérée vers Port-Cros est tombée à l'eau ou plutôt s'est envolée avec le vent d'EST de ces dernières 48 heures. Beaucoup se sont donc désistés, 3 autres, comme les mousquetaires, ont profité de ce courant d'EST (force 4) pour se faire pousser de Cavalaire à La Londe les Maures. Jean, Pierre est moi sommes désormais capés, en effet nous avons franchi avec succès les Cap de Cavalaire, Cap Nègre, Cap Bénat, Cap Blanc dans la journée de samedi, soit environ 14 miles nautiques.

Un petit bivouac avec un somptueux coucher de soleil et quelques goutelettes de rosés et autre liquide gouleyant... Nous repartons le dimanche matin pour 6 miles nautiques et franchir le Cap de Brégançon et celui de Léoube toujours poussés par Eole un peu plus puissant que la veille (force 5). A noter l'innovation de Pierre (ou de sa famille...) pour le matériel de randonnée, le réchaud était un réchaud de fondue (savoyarde ou bourguignone, il garde le secret jalousement) et des recharges d'alcool gélifié.

Le topo est là : Cavalaire La Londe les Maures .

Port-Cros au plus court

 

Une rando de "haute mer" accessible aux petits bras.

 

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Heureux qui...

Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage disait le poète !

Heureux qui comme Nérée fera un beau voyage, je l'espère !

Heureux qui comme les Néréens feront de beaux voyages je nous le souhaite (tout en demeurant vivre entre nos enfants le reste de notre âge).

Nous voilà en train d'embarquer non pas dans le même kayak et encore moins dans la même galère, mais dans un vaisseau virtuel qui devrait nous permettre de naviguer en liberté mais ensemble, entre copains sur la grande mare des canards.

En Mai dernier l'idée de créer un outil afin de proposer  de partager des activités, des randonnées, de nous rassembler et d'échanger nos expériences (minimes en ce qui me concerne) dans une ambiance conviviale, nous avait séduits, encore fallait-il finaliser ce projet ! Je crois qu'il faut rendre hommage à Stan qui ne s'est pas contenté  d'être à l'origine de Nérée mais qui ne cesse d'oeuvrer à la réalisation et à la conception de ce site ;  il fallait froisser son humilité et l'en remecier avant de vous dire chers néréphiles à  trés bientôt sur la Petite Planéte et à bientôt sur la Grande Bleue.

 

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