Lérins 2007

Très souvent copié, parfois dénigré, jamais égalé, le site Nérée vous livre, encore tout chaud, le conte ("rendu") de sa dernière randonnée d'un Week end au large de Cannes
 
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Pour cette première randonnée-bivouac de l’année nous n’étions que 5 à avoir échappé au tableau de garde, grippes,…….
    Le soleil brillait sur la calme baie d’Agay, et nous accompagnait le long des belles demeures qui bordaient la côte. A l’eau plate, fit suite une houle d’Est qui épiça les passages en rase-caillou, qui voyait Éric malgré son Kialivak neuf parmi les plus hardis. Sous le regard du haut et rouge massif de l’Esterel, la navigation avait un air de fête, que ne  troubla que l’envie de déjeuner. Le train rapide pris pour entamer les douze nautiques qui nous séparaient de Sainte Marguerite nous fit choisir d’aller jusqu’au port de la Galère, rare point abrité par ces conditions maritimes. Le petit port privé, au style smeraldique, fut calme à souhait pour cette collation. La traversée jusqu’aux Îles de Lerins prit moins de 50 minutes pour les plus rapides, qui découvrirent que le Bunker de l’Espagnole, lieu pressenti pour notre bivouac, avait été aménagé d’une façon inattendue, qui contrariait nos plans.

    En quête d’un autre lieu pour passer la nuit, nous nous dirigions vers la côte sud de Saint Honnorat. Là, tandis que certains faisaient un arrêt touristique dans les fortifications, un autre sommeillait à la surface du lagon monastique et le dernier  testait dans les surfs d’une balise jaune son nouvel engin. Puis en allant vers la pointe orientale de la plus petite des îles, les descentes de vagues s’enchainèrent. Nous bouclions ce premier tour insulaire et choisissions notre halte nocturne.
     
 
Les mousses d’Eric ouvrirent parfaitement le repas du soir et le coucher se fit dans un calme enchanteur. La nuit fut, elle, troublée par une nuit festive d’adolescents dans sa première moitié, et dans la seconde par les cris de gabians en rut. Au petit matin, le calme régnait sur ce superbe endroit et seul un petit mistralet inattendu vint accompagner notre petit déjeuner, alors qu’un vent d’est (modéré) était prévu.

    Au programme de cette matinée, le tour de Sainte Marguerite en commençant par la côte Nord en face de Cannes, s’annonçait bien, pour aller rejoindre le spot de surf de la veille. Mais déjà à quelques encablures du port et de la forteresse un courant d’Est gênait notre progression, faisant s’arréter le plus expérimenté, tandis que le plus excité fonçait face au vent qui une demi-heure plus tard dépassait les trente noeuds faisant faire demi-tour à l’équipée qui grommelait après le plus téméraire qui les avait finalement rejoint.

    Devant cette “claque” de vent du Levant, l’attente au calme à la pointe la plus protégée de l’archipel fut de mise, en attendant les nouveaux bulletins météorologiques ; plusieurs scénarios de retour étaient envisagés, alors que notre objectif de retour nous paraissait de plus en plus lointain au fur et à mesure que les Vieilles se paraient d’une longue et tourmentée chevelure blanche et que des volutes s’élevaient au dessus des écueils à l’orient de la passe. Finalement le vent, ayant envolé tous les moutons,  finit par faiblir en début d'après midi et c’est le ventre plein que nous nous engagions dans la navigation vague arrière vers le port de la Galère que nous atteignons en mettant à profit les connaissances des plus expérimentés d’entre nous.

    De ce petit port nous repartions dans une forte houle de travers et négocions au large une côte sans trop de possibilité d’abri en surveillant les plus fortes déferlantes. Cette randonnée grandiose mais peu ludique et parfois fastidieuse ne mit pas le poète neckiste au mieux de sa forme. C’est, après le délicat passage de l’ile aux Vieilles pourtant pris au large, qu’Eric, qui voulant lier conversation avec le facétieux du début de journée, fut surpris par un premier vibrant appel à Raoul, qui le laissa perplexe alors que le second qui ne tarda pas, le fit plutôt compatir. Ces deux bruits rauques° et ceux qui suivirent, en revanche déclenchèrent chez Stan une grande hilarité. C’est sur cette épisode, que toucha terre à Agay, une fois de plus dans les rires, cette randonnée néréenne. La route du retour dans chaque voiture, fut l’occasion de se raconter à nouveau les anecdotes de ces deux jours riches en bons moments et en nouvelles expériences jusqu’à l’arrivée tardive dans les foyers
   
    P S : Encore Merci aux néréen(ne)s, restés à terre - BoB & Isabelle - de nous avoir proposé au plus fort du "coup de vent" de venir en voiture nous récupérer en quelque point de la baie cannoise pour nous conduire à nos véhicules
 
°) la cause de cette Nausée en Kayak devait être le fait d'une recette infecte élaboré le 6 Mars 
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