Porquerolles - Le Tour 2012

Samedi 2 juin, entre 10 h 00 & 10 h 30, nous voilà, enfin devant la Tour Fondue, à Giens !

Tout avait commencé, plus d’un mois et demi plus tôt,  avec ma visite, à Port d’Alon,  un soir, après une journée de travail.  Éric D m’avait proposé,  une randonnée entre Marseille et Toulon, et à défaut d’y participer, je me rendais sur le lieu de sa halte prévue pour le rencontrer avec son coéquipier Alexis. En ce soir de débat télévisé,  et alors que le calendrier de Nerée restait vide, nous discutions....kayak...souvenirs... projets..,  et j’acceptais son offre de me joindre, au tour de Porquerolles, avec les membres de son club.

Éric P et Jean B,  contactés, s’étaient dits partants pour cette «Classique», et c’est à trois, que nous nous pointons, avec près d’une heure de retard sur le rendez-vous, suite à des incidents - indépendants de notre volonté - dans une Renault 19, chargée de trois kayaks et notre matériel. Les prouesses de Jean B au volant améliorèrent légèrement notre cas. Heureusement, le néréen, local de l’étape, encore valide et contacté «in extremis», avant son départ  professionnel pour l’île de Beauté, avait relayé nos déboires, à l’équipe de la Pointe Rouge, et notre Terrade, nous attend gentiment,  pour entamer, avec nous, la «poursuite».


La météo clémente nous permet de traverser la Petite Passe, de croiser la Jeaune garde, de  doublait les Langoustier,  puis nous longeons la Côte Sud, peu génés par un léger vent de Sud-Est. Entre le Brégançonnet et l’Oustaou de Diou,  nous nous autorisons, les "rase-caillou" les plus intéressants, tandis que Jean B, dans le lent mulet jaune, et malgré 11 mois et 6 jours sans pagayer, tient l’allure. Après avoir aperçu quelques silhouettes doubler le Cap d’Armes, nous rejoignons, à la sortie de la calanque de l’Indienne, deux attardées, en pleine flanerie, accompagnées de François. C’est à sept kayaks, que nous rejoignons Éric D, détaché à l’arrière de son groupe, avec quelques équipiers pour nous attendre.
Sourire,  au-dessus d’un petit bouc brun, c’est lunettes noires, casquette de «Gentleman Paddler», casaque verte, que cette pagaie forte,  nous accueille dans son Reval tout neuf. Au moment de cette jonction, nous voyons débouler depuis le Saraignier, un rassemblement étonnant d’une presque vingtaine de yachts et vedettes.


Après  s’être attardés dans le passage, toujours magique, du Saraignier,  nous assistons à la fin de l’invasion kayakiste de la crique nord de la Galère, lieu de notre pique-nique. Nous commençons à faire connaissance avec les membres du club de la pointe rouge, et même le timide Sylvain, abandonne son air maussade Mécontent, pour lier conversation. Que dire de notre déjeuner, si ce n’est qu’il est dans la lignée classique de la culture Kayakiste, les photos sont là pour s’en convaincre. Le projet post-prandial de Jean B est contrarié par l’envie de baignade de Chantal,  et la totalité des pagayeurs ne s’éternise pas au milieu des bois flottés.  Les récifs, restants de la côte orientale, sont négociés en désordre - en particulier, par les néréens - jusqu’à un regroupement avant le Cap des Mèdes.


La randonnée se poursuit jusqu’à une plagette dans l’Est de l’Alycastre,  non sans que le familier des volatiles, héberge, quelques mètres, un poussin de gabian, sur le pont de son embarcation. La plage est rapidement pour nous seuls, ses précédents occupants préférant la déserter à notre arrivée Innocent !?! C’est alors, baignade pour certains,  conversation assis sur le sable pour d’autres,  échanges de matériel  et entraînement aux «gestes de pagaie» pour d’autres encore, tandis que le les conversations techniques vont bon train autour des bateaux, avec un Sylvain aussi peu locace qu’à l’accoutumée Embarassé. C’est alors que Jean, opiniâtre,  revisite un fondamental de la culture méditerranéenne, à l’usage des kayakistes :  la sieste sous le Pin.  L’assemblée se recueille, avec zénitude, devant ce grand moment de kayak grolandais. Cool


Peu de bateaux au mouillage,  sur les plages de la côte nord de Porquerolles,  nous permettent de nous étirer,  jusqu’à ce que notre route croise celle des navettes  et du trafic portuaire de cette Ile d’Or,  les encadrants nous demandent alors, de nous regrouper pour négocier, ensemble, cette difficulté. C’est avec plaisir que je vois, les néréens présents se conformer, naturellement aux rigueur et solidarité maritimes.  Une fois que voiliers et vedettes sont loin de nos poupes, à l’approche du Cap Rousset, les proues frémissent, pour ceux, qui désirent trouver,  l’étroite bande d’eau libre entre les rochers et s’y faufiler parmi les premiers,  avant l’arrivée de la foule pagaillante. Une fois, franchi, ce surprenant passage réservé à nos embarcations,  la traversée de retour vers le rivage,  s’annonce pour Éric D, François P et leur groupe.  Nous prévenons, alors, nos amis de notre désir de continuer vers le langoustier, pour boucler le tour de l’île, et jouer, pour une fois Content, entre les îlots. C’est par le grand langoustier, sa balise cardinale,  les Grand et Petit Ribaud, que nous nous amusons à rentrer vers le rivage.

Depuis ces petites îles,  la vue de la rive de Giens avec les pagaies de nos compagnons du jour, en train d’y retourner,  ramène mes pensées à des souvenirs vieux de 6ans. 2006 : Année de cette première prise de contact avec CK Mer, et cette rencontre, sous l’égide ma «cousine» Véronique Olivier Complice, de bien des pagayeurs revus ce samedi.  Je revois Christophe C, derrière Stan, le «papa» de Nérée,  en train de "vendre" son projet et sa vision personnelle de l’organisation des groupes, à nous les bandolais (Jean B, Bob, Eric P et moi) et aux membres du CNPRS (Zabeille, Eric D, Olivier H, Laurent  T). Puis me revient, la première visite à La Bastidonne, et l’impétrant webmaster d’alors Baiser, sur le départ d’un Mare Nostra moribond, présentant son projet de site devant ses soutiens potentiels : Eric D, Jean B et «votre serviteur» ;  vint ensuite,  le logo et des T-shirts, réalisés par Éric P..... Que globalement de bons souvenirs de ballades et randonnées, et majoritairement de belles rencontres, ces 6 années passées Sourire


Ces 15 derniers jours, la "Jeaune Garde", aura vu défiler devant son socle,  bien des pagayeurs de cette «vieille garde»,  ce fut, d’abord, pour l’Ascension, Stan et Christophe C, puis ce jour, Eric D, Jean B, Eric P et Pierre O

Un doux brouhaha, et une gorgée de rosé, me tirent soudain de mes pensées,... nous voilà, déjà, à un moment rituel,  de nos rencontres : l’apéro convivial  du soir au camping. La table est très bien dotée,  une fois ce périple terminé, avec le club phocéen, à 26 K1, et n’a rien à envier,  à celle que connaissent, les rassemblements d’associations nationales moins modestes.  Nous trinquons à ce tour réussi, ... par le «caganis» de l’équipée : Nathan 11ans... avant de regagner nos pénates, avec l’angoisse de laisser seul, avec des «inconnus», le jeun s’ de nos néréens Complice.
En espérant, que les retrouvailles de cette calme randonnée,  déboucheront sur  de nouveaux projets et de nouvelles navigations bien «funs».
Côté grolandais, la renaissance semble en marche, surtout que la rumeur annonce le retour du Fameux Bob, non pas avec son seul nouveau kayak ...mais avec une remorque Surpris

Quelques photos commentées
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