Ca y'est c'est fait !!!

J'ai étrenné mon kayak. Bon la flotte c'était un lac artificiel sur le Verdon on ne peut plus calme qui n'a rien à voir avec la pointe du raz, même si le vent (0,5 beaufort... ) m'a un peu fait ch...
Quinson - Esparron aller-retour ça ne fait que 19 km mais c'était suffisant pour débuter pour moi.

En fait j'avais prévu de faire tout le week end (avec un petit bivouac)
dans cette partie du Verdon, en explorant tranquillement chaque recoin de la retenue créée par le barrage de Gréoux mais comme la météo annonce pour demain un de nos 35 jours annuels sans soleil (avec de gros orages en perspective) pour une première fois j'ai préféré joué la prudence ce qui m'a obligé à faire sans doute plus long que prévu sur une seule journée.

Rentrons dans le détail...

 

 

J'ai étrenné mon kayak. Bon la flotte c'était un lac artificiel sur le Verdon on ne peut plus calme qui n'a rien à voir avec la pointe du Raz, même si le vent (0,5 beaufort... ) m'a un peu fait ch...
Quinson - Esparron aller-retour ça ne fait que 19 km mais c'était suffisant pour débuter pour moi.

En fait j'avais prévu de faire tout le week end (avec un petit bivouac)
dans cette partie du Verdon, en explorant tranquillement chaque recoin de la retenue créée par le barrage de Gréoux mais comme la météo annonce pour demain un de nos 35 jours annuels sans soleil (avec de gros orages en perspective) pour une première fois j'ai préféré jouer la prudence ce qui m'a obligé à faire sans doute plus long que prévu sur une seule journée.

Rentrons dans le détail...

Je suis arrivé sur les lieux un peu avant midi ; le temps de déballer tout mon matos, de me changer, de ranger mes fringues dans mes sacs étanches fait avec des sacs poubelles, de répartir mes affaires entre ces sacs et le sac de pont, de répartir tout ça dans le kayak, de virer un cygne qui voulait m'empêcher d'approcher mon kayak (sale bête!!!) et de manger un bout je ne suis parti qu'à 13h (on ne rigole pas SVP).

Avant de partir je me suis dit qu'il faudrait d'abord essayer de trouver la position dans le kayak sur le plancher des vaches et c'est là que ça s'est gâté...
Je vous parle pas de la tronche des gens venus là pique-niquer en me voyant remonter et descendre plusieurs fois pour peaufiner les réglages (heureusement que j'ai pas commencé par tenter de monter dedans sur l'eau...).
Comme vous le savez je craignais le déjupage en cas de dédouçage (ben oui c'est sur le Verdon donc de l'eau douce, pas salée, suivez un peu je vais pas répéter...).
Ben en fait j'avais tort, c'est le jupage qui est délicat.
La jupe doit être en dessous du gilet ou au dessus ?
J'ai galéré pour l'enfiler... Je réussissais à la passer à droite elle se barrait à gauche, ensuite c'est l'arrière qui voulait pas rester dans l'encoche...
J'en vois un qui rigole là-bas au fond... si, si...
Pourquoi ils n'ont pas mis le tendeur devant au lieu de le foutre dans le dos? Encore un ingénieur qui n'a jamais utilisé le matériel qu'il conçoit sans doute...
Finalement après une grosse suée j'ai réussi à juper à terre; plus qu'à mettre le bateau à l'eau (et seulement lui si c'est possible) et à réessayer...

Je place le kayak parallèle au bord, je mets la pagaie tout bien comme il faut derrière l'hiloire et... je monte dans le bateau sans même poser un pied dans l'eau. Ouf !

Je jupe sans problème ou presque.
Les premiers mètres sont hésitants... Ca bouge vachement ce truc là...
Peu à peu je prends un peu d'assurance et m'engage dans les gorges qui mènent à Esparron.
Au bout de 10 minutes je vire le leash de la pagaie: avoir un bout qui traîne en permanence dans l'eau avec un bruit très désagréable et fait virer le kayak dès que j'arrête de pagayer ou que je ralentis simplement, non merci.

Le vent souffle de temps à autre et bien que j'ai l'impression de l'avoir dans le dos (le vent...) je le trouve assez gênant mais bon y a pas le choix. Assez rapidement j'ai mal au c... et j'ai du mal à me repositionner sans faire bouger le bateau dangereusement (pour moi...).
Il va falloir que je pique un coussin anti-escarres à une des personnes handicapées dont je m'occupe... Je plaisante évidemment mais si vous avez une solution je suis preneur.
Pour en finir tout de suite avec les douleurs passons les en revue de haut en bas: mal au cou, mal aux poignets, mal aux avant bras, mal au dos, mal au c.., mal au genou, mal aux chevilles (ou plutôt pour ces 2 derniers position difficile à trouver et sensation d'articulation rouillée au débarquement).
Si pour tous ces problèmes vous pensez que je dois corriger quelques petites choses (vous avez dit euphémisme ?) n'hésitez pas à vous exprimer.

Un autre souci apparaît au bout d'une vingtaine de minutes: j'ai de l'eau dans le cockpit; oh 3 fois rien et ça va rester très raisonnable tout le long mais je serais curieux de savoir par où elle a pu passer; pareil si vous avez des idées...
Sinon peu à peu je trouve un rythme presque régulier mais je suis persuadé qu'on devrait pouvoir pagayer beaucoup plus à l'économie pour le même résultat.
De temps en temps je rentre ma pelle trop tard dans l'eau ce qui déséquilibre le kayak et me vaut quelques belles frayeurs mais à part ça rien de vraiment délicat. Je croise quelques bateaux électriques (au retour je fais même la course avec l'un d'eux que j'arrive à tenir une vingtaine de minutes avant de décider d'aller visiter une petite crique en vue d'un bivouac futur), quelques kayaks mais c'est pas la foule sur l'eau et comme on ne peut accoster quasiment nulle part dans les gorges je me dis qu'il vaut mieux ne pas passer à la baille aujourd'hui. Je pense en souriant à la distance d'un abri...

Arrivé à Esparron je fais demi-tour et alors que ça fait plus de 3h que je pagaye, je m'offre une halte à une mise à l'eau située à la sortie du lac avant de rentrer à nouveau dans les gorges.
Là pour sortir du kayak je n'ai d'autre choix que de poser les pieds dans l'eau; enfin je pourrais aussi me retourner avec le kayak mais je préfère éviter.
Des pêcheurs débarquent avec un brochet magnifique pendant que je mange un bout de fromage et de saucisson. Après cette pause d'une vingtaine de minutes je repars pour m'apercevoir que je n'ai plus aucune douleur (elles reviendront plus loin...). En clair il faut peut être multiplier les pauses pour soulager le corps.
Lors du retour j'ai le vent de face et pourtant pour un même trajet je vais mettre 1h40 alors que j'ai mis 2h20 à l'aller avec le vent dans le dos ; si vous y comprenez quelque chose...

Au total j'ai mis 5h pour faire l'aller-retour pause comprise et malgré les douleurs je n'ai qu'une envie: recommencer.

Ce galop d'essai m'a permis de voir quelques choses intéressantes pour l'avenir:
- la vache à eau de 15 litres n'est pas la solution, elle ne rentre nulle part: dans le cockpit elle m'empêche de positionner mes pieds correctement.
- l'eau qui entre se limite au cockpit et au compartiment arrière (communication entre les 2 ? Comment étanchéifier ça?) Le compartiment avant reste sec
- la sac de pont c'est bien mais en cas d'urgence le matos de sécurité n'est pas assez disponible.
- la poche à eau de 2 litres planqué sous le sac de pont reste fraîche et je peux boire sans soucis en route

En espérant n'avoir pas été trop long, merci de m'avoir lu.

Voir les photos.