Corsic'a à la Toussaint

09/11/2007

Oh l'écorse !

Nous sommes partis sauvages
lourds de nos kayaks emplis
de nos nécessaires de survie
pour une semaine en sur-vie
encore bien plus que pleine
sereine et de sur-prises

 

D'une vie à tel point sauvage
jamais encore n'avais goûté
Je l'ai aimée

Alors les Corses, nous en croisâmes peu
si ce n'est un bel homme
à la saveur sauvage
au soir du quatrième jour
C'était un Corse au regard noir et sage
Sur l'océan houleux
là-bas, loin au-devant de nous
nous devinions sa silhouette
chassant, perché sur son bat'eau

Alorsque s'annonçait l'orage
au soir, et nous étions encore sur l'eau
à l'heure où le soleil tendait
vers tel horizon tourmenté des flots
chevauchant nos kayaks,
nous approchions la fin de la rando
à la recherche de quelqu'abris
au long de tous ces beaux rivages
pour y monter le camp
et y passer la nuit
Mais la mer montait sans détours
menaçant de nous échouer
au bord de quelque plage nous jeter
et nous n'y pouvions accoster !

Lui, d'une poigne ferme
il nous porta secours
récupérant gaillard
égaré du peloton
nous guida, cap au Nord
pour une nuit, dans un coin chaud
juste à l'entrée du port
de Tizzano
là, derrière, où la digue
calme l'ardeur des flots
 
Il était un bel homme
à la saveur sauvage
à la poigne velue
un Corse au regard noir et sage
aux accents parfumés d'écorce
à la foi, fort et doux

Là, dans l'aventure d'un échange
me suis un court instant
dessinée à ses paysages
Mais rassure-toi, ami
car même s'il m'a plu
Kalil n'était plus de mon âge
aimait sa carabine
et il était ventru

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